Destination Pic du Midi : l'aventure racontée par Jean-Pierre
07-08-2008

Souvenez-vous : il y a quelques semaines, je vous parlais du Pic du Midi  (ici également) et du périple de 4 des animateurs de l'association.

Jean-Pierre nous a conté cette mission comme un romain d'aventure. Un texte très sympa (de l'avis de tous) que je vous livre ici, agrémenté de quelques photos.

Merci Jean-Pierre et encore bravo pour ce magniique récit ! 

Bref compte rendu de notre séjour au pic.

 

Départ lundi 31 mars plein de projets dans la tête et le sac à dos chargé à bloc, sans compter la malle pleine de matos.

1ère déception à 5 km de La Mongie, il neige et Didier qui m'a vanté ses pneus made in belgium (les meilleurs sur le marché européen) pendant le trajet, s'aperçoit que ça n'accroche plus sur la route. Patrick qui nous suit et qui n'a pas de pneus belges profite de nos traces pour finalement s'immobiliser derrière nous.

Et nous voilà à cogiter pour savoir quelle décision prendre.

Après mûres réflexions on décide de redescendre acheter des chaînes pour l'occasion. Les pneus belges n'en reviennent pas.

On repart du garage « providence » gonflés à bloc (nous, pas les pneus belges). Ouf, on arrive à La Mongie, on décharge le matos au pied de la cabine qui doit nous transporter à l'eldorado Pyrénéen et on attend de rencontrer celui qui nous guidera vers le sommet.

Au bout d'un moment on s'impatiente car, point de guide suprême pour nous conduire.

On cherche dans tous les recoins du bâtiment, pas de trace de vie.

Et puis, à 17 h tapante, une porte que l'on soupçonnait importante dans notre quête d'embarquement, s'ouvre et déverse une flopée  d'employés pressés d'en finir avec le "boulot".

Vite, vite, on fait barrage pour arrêter cette vague humaine et enfin savoir si oui ou non nous pourrons embarquer.

2ème déception, on nous informe d'une façon péremptoire que nos rêves ne pourraient pas se réaliser dans l'immédiat, car même si on ne le voyait pas, le vent maraud soufflait fort sur la colline.

3ème déception, retour à la case départ, (les pneus belges se tapaient sur le ventre) mais, mais, mais, un petit repas vite mitonné par Michelle nous attendait pour nous faire oublier nos péripéties de la journée. Nous profiterons de cette soirée improvisée pour nous initier à l’utilisation du logiciel de traitement de l’image.

Mardi 1 avril,  

Nouveau départ, bien d'attaques, après une séance de d’information préliminaire sur l' état des routes, accès à la station, fonctionnement du monte charge et, notre motivation de partir à l'assaut du pic.

Un doute planait tout de même, ce jour de l'année n'est pas comme les autres, il est propice à toutes les extravagances donc à toutes les surprises.

Nous sommes à La Mongie à 12h précises, le scénario recommence, le film se transforme en cauchemar, la gare d'embarquement est aussi déserte que la veille et pourtant le temps est au beau et la brise des montagnes caresse nos ambitions de « grimpeurs ».

Après avoir trouvé l'interlocutrice de secours, prochain départ à 13h45, voilà ce qu elle répond à notre légitime angoisse, 13h45 !!!, à prendre ou à laisser!

Pas de problème on prend ! 

Et nous voilà embarqués après un petit repas campagnard, dans le resto sympa qui la veille nous a réconforté au vin chaud aromatisé (surtout Patrick).

Le cauchemar se terminait, le rêve commençait.

Bon il est tard, j'en peux plus de délirer, la suite pour demain soir.

Bonne nuit les petits.

 

 

 

Mercredi 2 avril (Bref compte rendu de notre séjour au pic 2éme épisode.)

J'en étais au rêve qui commençait, en me demandant toutefois si cette réalité éveillée n'était pas risquée car notre vie allait être suspendue à un fil pendant un certain temps.

Quittant la gare de La mongie sous un ciel de Normandie on espérait bien rejoindre le bleu du ciel d'altitude arrosé des rayons lumineux d'un soleil de circonstance.

Entre temps, à la gare ou à lieu le transfert de cabine, une de nos bouteilles d'élixir pour astronome averti, s'est lamentablement jetée au sol, répandant le précieux liquide à nos pieds.

Stupeur et consternation des préposés du transport aérien qui se demandaient, malgré notre chariot rempli de matos, si on montait vraiment au pic pour y faire de l'observation astro.

Le liquide en moins, mais l'odeur en plus, nous avons continué notre périlleuse ascension.    

Pas de chance à l'arrivée car le plafond était aussi opaque au pic qu'en bas.

Et, nous voilà déambulant dans les couloirs de ce labyrinthe de béton avec notre barda à la recherche de ce qui sera notre domaine de travail pendant ces quelques jours.

Aussitôt installés dans nos chambres, nous repartons, le souffle un peu court, vers le lieu de tous nos phantasmes du moment, la coupole du T60 et son "labo".

Bien, on ne va pas comparer ce qui n'est pas comparable, mais il faut bien avouer que si l'équipement de Sabarat était comme ça, on serait content. 

Bon, il faut s'y mettre pour être opérationnel avant la nuit.

Déballage du matériel photographique, informatique, astronomique, ouverture de la coupole, branchement des réseaux et autres connexions débâchage du télescope, et là, quelle surprise, un énorme engin se dévoile dans une minuscule coupole.

Le T60 relève de la bande dessinée du style Gaston La Gaffe!!

A peine avions nous terminé, que nos collègues du coronographe nous invitent à l'apéritif dans leur coupole, sans doute 5 fois plus grande que celle du T60.

Sangria, muscat, petits fours, et présentation de leur mission ont été bien appréciés pour un premier contact

Il faut avouer que Didier a été reconnu comme l'un des troubadours de novembre. 

19h 45 repas, puis retour à notre bunker, pour  se préparer à une nuit d'enfer.

Minuit, pas de ciel dégagé,  1h pareil,  2 h idem,  3h30 on décide d'abandonner et de partir au lit pour  assister au petit matin au lever du soleil.

OUI, on n'a pas perdu notre temps, car Didier nous à initié à l'utilisation de l'appareil photo et à son adaptation au télescope.

Mais quel dommage pour lui, car son retour sur le plancher des vaches est programmé pour demain.

Il se consolera au matin du mercredi sur la terrasse (discrètement observé pas Fred par la Webcam du site) en admirant un lever de soleil des plus coloré.

J'ai les yeux qui se ferment tout seuls et je vous quitte pour ce soir.

A+ de compte rendu.

 

Jeudi 3 avril (Bref compte rendu de notre séjour au pic 3ème épisode.)

Après une petite interruption pour récupérer mon souffle, (les effets de l'altitude perdureraient-ils ?) je reprends le compte rendu du séjour au pic.

J'en était ou déjà, ah oui, le lever du soleil du mercredi matin.

Il faut l'avoir vécu, car c'est époustouflant, c'est à la fois féerique et grandiose, on aimerait que le moment dure plus longtemps, on en prend plein les mirettes et on se demande pourquoi un phénomène aussi commun à observer peut procurer autant d'émotion.

L'émotion passée, il faut, soit s'activer, soit retourner se coucher. J'avoue que ce surcroît de photons, m'a donné la pêche et, que l'envie de dormir ne m'a pas envahi.

Que faire en attendant le petit déj ? On n'a pas d'images à travailler, pas d'observations astro à faire non plus, il est trop tard pour saisir les planètes du matin, pas un chat ne circule dans les coursives, il ne reste qu'à consulter notre boite de courriers électroniques,

passer quelques messages, et commencer à préparer la soirée qui s'annonce bien, puis attendre que les collègues refassent surface.

C'est chose faite aux environs de 11h et nous pouvons reprendre nos travaux de la veille avec Didier qui commence à reconstituer son paquetage, puisqu'il doit nous quitter après le repas.

C'est avec tristesse que nous nous sommes séparés de notre "maître de stage" car l'apprentissage n'était pas terminé et, il nous semblait devenir orphelins.

Et puis, en fin d'après-midi, alors que tout était d'un calme vénusien, et que la terrasse se vidait des visiteurs d'un moment,

Pico est arrivé,hé, hé, sans se presser, hé, hé, le beau pico, le grand Pico, avec sa guitare et son grand chapeau....! (dixit Henri salvadore) essayez en chantant, ça marche..!  

Et oui, Pico en personne, l'autre maître de stage que nous attendions avec impatience, car nous étions encore des novices.  

La soirée s'annonce sous les meilleurs auspices, car malgré quelques filaments nuageux qui traînent sur nos têtes, le temps reste au beau.

On en profite pour se préparer à la GRANDE NUIT, celle de toutes nos attentes.

On sort les bonnets, cagoules, gants, combinaisons avec indice grand froid, on vérifie la charge des accus, on se remémore les réglages de l'appareil photo, du logiciel de guidage, on prépare le 200 et la binoculaire, on choisit les meilleurs oculaires, on ouvre la coupole pour la mise à température progressive et voilà on est prêt pour partir à l'assaut des amas, des nébuleuses, et autres galaxies du ciel profond.

C'est pas le tout, mais il faut bien se restaurer avant de prétendre affronter tout ça.

Le resto du personnel, (avons momentanément ce statut), est un endroit très convivial avec vue panoramique sur la montagne.

Les  repas sont copieux et savoureux. C'est aussi l'endroit ou on fait connaissance avec le personnel de l'OMP*, avec qui les échanges sont sympas. Mais le temps presse et le coucher de soleil ne saurait attendre.

On se précipite pour admirer et photographier ce qui pour le moins est spectaculaire, autant, sinon plus que le lever. On s'aperçoit rapidement que nous, les petits nouveaux, sommes les seuls à être vraiment intéressés.

La terrasse est déserte, pas de foule pour immortaliser l'événement. Qu'à cela ne tienne, on se met en position et on attend. Alors là, c'est l'apothéose, ça crache de tout les cotés, c'est vraiment magnifique, et en prime, il paraît que l'on peut saisir le "RAYON VERT"

Clic, clac c'est dans la boite.

On remballe avec une fois encore "plein les mirettes".

Progressivement la nuit s'installe, et apparaissent les prémices d'un ciel d'une grande pureté. On s'active, pour mettre en place le processus qui nous permettra de réaliser les premières photos de la soirée.

On commence à pointer à l'aide du logiciel (c'est super ce truc là) sur Orion; on a prévu en suivant, M104, M65et 66, M95, M96, M105, puis M83, M4, M80, etc... j'en ai le tournis..!

Au bout de quelques clichés, on vérifie, le résultat est décevant, la mise au point est mauvaise.

On avait remarqué que le moteur du porte oculaire ne répondait pas correctement aux impulsions de commande de la raquette.

Nouvel essai, nouvelle déception !

On décide d'ouvrir le boîtier pour tester la pile; La pile est OK.

On sort le testeur électrique (et oui, on avait pensé à ça) et après quelques mesures sans résultat on s'aperçoit qu'un des composants est abîmé. C'est fichu, on ne pourra pas finaliser notre rêve de faire de belles images cette nuit là.

Heureusement, il nous restait le 200 et le 500 dobson de la ferme des stars que Pico avait laborieusement déplacé de son stationnement dans le couloir, à l’extérieur pour se rincer les pupilles.

Découragés de tant de malheurs, nous sommes allés prendre un peu de repos en attendant un nouveau lever de soleil pour nous consoler.

C'est d'ailleurs ce que je vais faire maintenant.

A bientôt pour la suite de nos aventures.

 

* observatoire de Midi-Pyrénées

 

Jeudi 3 avril

Seuls les plus courageux se sont levés pour une seconde édition du lever de l’astre rayonnant.

Pour ma part j’ai préféré récupérer ce qui me manquait d’énergie en prévision d’une 3ème nuit

de travail intensif sur ce qui devrait s’appeler l’ogre des soixantièmes rugissants.

Il est difficile pour les terrestres, (ceux de la vallée) d’imaginer ce que peut être le déroulement d’une journée au pic. Comme l’a prédit tonton Einstein, l’espace/temps se dilate à l’approche des étoiles et la notion du présent devient aléatoire.

Vous l’avez deviné, nous sommes dans l’espace à bord d’un vaisseau nouvelle génération, entourés de techniciens, de chercheurs, de commerçants, de chanteur musicien (un seul identifié) d’agents de maintenance et de sécurité, de visiteurs qui se succèdent à la cadence des rotations des navettes de transfert au Pic et des stagiaires en formation à la manipulation d’un étrange appareil que les plus érudits appellent le Tésoixante .

Tout ce petit monde s’active pour assurer le bon déroulement de la journée et la préparation des conditions de travail des « couches tard ».

Bon, ce n'est pas le tout mais il faut s’occuper, entre le petit déj et le dîner en passant par le déjeuner.

Le labo (ou poste de commande)! on y passe de tant en tant, pour vérifier si l’un d’entre nous a décidé de s’y mettre, puis on déambule dans les couloirs, à la découverte de cet énorme vaisseau.

On s’arrête en passant pour faire un petit coucou aux sentinelles du coronographe, qui nous en mettent plein les yeux (de soleil) avec leurs filtres dernière génération.

Petite visite également à la boutique de souvenirs ou nous avons établi un relationnel avec la vendeuse très sympa. D’ailleurs, je crois bien que Patrick y allait plus souvent que moi et qu’il a du y dépenser une fortune !!!

Et puis la terrasse, avec son ressac de visiteurs un peu déboussolés car limités à un espace de circulation assez réduit, qui s’y agglutinent en fin de parcourt pour apprécier la vue magnifique des sommets enneigés et l’ensoleillement bienvenue à cette époque.

Nous mêmes, c’est à dire Patrick et moi avons largement apprécié les transats gentiment mis à la disposition des partisans de la sieste en milieu ouvert.

Bref, une journée comme on peut en passer sur un bateau de croisière ou le calme et la monotonie arrivent à engourdir les plus vaillants.

Heureusement que le soir arrive au bout d’un moment et que les ardeurs reprennent le dessus dès que le soleil s’apprête à disparaître à l’horizon. Vite,Vite, il faut se mettre en situation de chasseur d’images pour tenter de saisir cette fois ci le fameux rayon vert !! (j’ai appris dernièrement qu’il existait également le rayon bleu, encore plus difficile à saisir).

Une fois l’extase passé, sans rayon vert ou bleu, enfin pour moi, mais avec un magnifique coucher il faut se concentrer sur l’essentiel, l’objet principal de notre présence ici, les belles images du ciel du sieur Messier .

Le ciel est encore plus lumineux que la veille et on se dit que les images seront certainement de meilleure qualité.

C’est parti, le marathon commence malgré les difficultés de réglage de ce fichu matériel

On se tape la mise au point en visuel à l’écran du EOS CANON que Didier a laissé à notre disposition pour nous permettre de parfaire notre formation.

Patrick aux commandes du P.C (comme derrière une console pour ado), pour pointer sur l’objet désigné et moi sous la coupole qui lutte désespérément pour obtenir le meilleur réglage possible de la netteté et l’ami Pico qui nous égaye de ses mélodies pour cordes tout en surveillant d’un œil discret nos faits et gestes.

Une fois la mécanique lancée, les premiers résultats tombent, c’est pas vraiment terrible, il faut s’améliorer. Nouveau réglage, nouveau pointage, et hop, ça marche, on commence à maîtriser.

Au bout de quelques heures de tension extrême, il est 1h30 du 4 (notre dernier jour), on décide d’une pose pour aller rendre visite aux laborieux du prestigieux télescope de 2 m, le temple du pic.

Il faut s’imaginer le parcourt pour s’y rendre, pas d’étoile polaire pour nous orienter car ça relève plus de l’ambiance métro parisien que de la promenade au clair de lune.

On monte, on descend, on passe dans des couloirs exigus ou l’eau suinte à travers le béton, les bruits sont inhabituels et l’éclairage de nos torches fait apparaître des formes bizarres, parfois allongées, parfois compactes et mouvantes. Il est grand temps d’arriver....!

On pousse la porte de ce que doit être la salle des opérations et d’un seul coup on se trouve dans une ambiance 22ème siècle avec un technicien sans blouse blanche qui somnole sur ces écrans.

C’est sur, en entrant sans avoir averti de notre arrivée, on le surprend.

Les présentations étant faites, nous trois, le technicien et le chercheur, un peu timide car tout jeune, engageons la conversation tout en sirotant un reste d’armagnac que Didier à bien voulu nous laisser en pensant qu’il faudrait ce type de breuvage pour nous aider a tenir le coup.

La mission de cette nuit sur cet engin était, si j’ai tout compris, d’établir la spectrographie d’un certain nombre d’étoiles pour nourrir les astrophysiciens de valeurs ésotériques leur permettant d’établir une base de données. Pas terriblement passionnant comme exercice, car ce que l’on voit d’une étoile à l’écran, n’a rien de comparable avec ce que l’on observe en visuel avec notre modeste matériel. Mais avec cet outil il n’y a pas le choix car il est conçu pour ça .

On profite d’un changement de pointage du télescope pour aller sous la coupole et assister à la manœuvre en grandeur nature.

Le spectacle est impressionnant, imaginez le toit de votre maison qui commence un mouvement de rotation horizontal suivi d’une rotation à 45° d’une partie du toit, un velux qui s’ouvre au fur et à mesure que vient s’y loger à la perfection votre tuyau de cheminée … ! et bien c’est ce qui se passe avec la coupole du 2 m., le tout accompagné de grincements plus ou moins rassurants dans une quasi pénombre.

A la sortie l’un d’entre nous propose une balade émotion sur la passerelle qui surplombe le vide.

Bof, la nuit ça ne doit pas être terrible, pas de réponse des 2 autres, et puis à cette heure ci, il fait – quelque chose à l’extérieur, pas de quoi s’éclater !

Le kamikaze insiste, bon, aller juste pour la photo !

De toute manière le Tésoixante doit s’ennuyer sans nous et le programme de la nuit n’est pas terminé nous voilà donc repartis.

Ce petit intermède nous a fait du bien, on se sent à nouveau d’attaque, il doit être 2h30 ou 3h

Pico déclare qu’il nous abandonne à notre triste sort pour aller se reposer et que nous terminerons cette séquence de prises de vues sans musique. Dommage, on appréciait l’ambiance.

Et c’est reparti pour un tour de Messier, quand de l’horizon apparaît la plus gazée des planètes (la pauvre ), celle qui nous annonce que la nuit va bientôt se terminer si on n’y prend pas garde.

C’était pas franchement prévu au programme, mais tant pis on pointe Tésoixante sur l’objet pour la photo souvenir.

Une seconde pose est décrétée pour analyser les résultats à l’écran, il est aux environs de 5h45.

S’installer devant un écran à ce moment de la nuit, cela signifie se mettre en situation de confort, propice au ralentissement des fonctionnalités cérébrales et au relâchement musculaire.

Il faut préciser ici que cette opération prend un certain temps et demande de la patience et de la concentration.

Vous avez devinez, eh oui, on s’assoupissait lamentablement sur nos chaises.

Compte tenu de cet état de décrépitude avancé on décide finalement d’abandonner le marathon et d’en rester à Jupiter la gazée qui n’offre pas sur nos clichés le meilleur d’elle même.

Bonne fin de nuit les petits, rideau… !!

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Et voilà, ce bref compte rendu prend fin par un abandon à 6h15 du jour ou notre mission se termine et que nous allons devoir redescendre sur terre pour se remettre les idées en place.

Je vous épargne les détails des préparatifs du retour et du retour lui même, pour faire court, car peut être, êtes vous déjà endormis par cette lecture.

Si ce n’est pas encore le cas, ce témoignage est fait pour ceux qui ne sont pas encore montés en mission au pic et qui envisagent de le faire et pour ceux qui n’ont pas prévu de le faire, pour les encourager à le faire.

C’est aussi pour remercier chaleureusement Fred, Didier et Pico pour leur disponibilité et leur aide à la réussite de cette aventure et adresser à Fred toute notre reconnaissance pour sa mobilisation à l’organisation et au financement de cette opération.

En Conclusion, il apparaît que cette démarche de mission au pic est un bon tremplin pour se familiariser avec l’astrophotographie...

Jean-Pierre

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Jean-Pierre

 

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Dernière mise à jour : ( 08-08-2008 )