7 août 2026 - Conférence sur l'archéo-astronomie de l'île de Paques
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Dominique Proust est un habitué de l’observatoire de Sabarat. Cette fois, Dominique Proust a évoqué en exclusivité l’archéo-astronomie à l’île de Pâques. Le nom de cette île est liée à la date de la découverte. Cette île volcanique située entre 3 700 et 5 000 km de toute autre civilisation est aujourd’hui chilienne et porte le nom « Rapa Nui » (la grande Rapa) en langue autochtone. L’origine de ses habitants, dans sa grande majorité, est polynésienne.
Célèbre pour ses statues monumentales placées tout autour de l'île, qui ne regardent jamais l’intérieur de l'île. Elles sont de forme humaine dotée de têtes surdimensionnées (les moaï) et ont été créées par ses habitants entre le XIIIᵉ et le XVIᵉ siècle.
Nous avons pu découvrir que certains éléments paraissant anodins comme les « tupa » qui étaient utilisés par les tohunga[1] pour alimenter un astrolabe[2] ou Antarès (Rei a Tanga) était défini avec une grande précision.
Il est difficile de déchiffrer la connaissance et son niveau de connaissance de ce peuple ancien, car, il manque une ou plusieurs pierres de rosette[3] servant à la traduction des symboles d’écritures qui sont sur bois. Ce peuple passé garde ainsi toute sa connaissance détenue par des chamans, aujourd’hui disparus suite à l’esclavage péruvien[4] où tous les hommes de cette île furent utilisés, compris les chamanes. Lors de l’abolition et du retour, ils revinrent avec des maladies européennes comme la tuberculose causa leur disparition et de la connaissance qu’ils se transmettaient. Connaissance qui y aurait permis certainement de comprendre la science qu’ils avaient développée.
Ils laissèrent également de nombreux pétroglyphes[5] trouvés dans les tunnels de lave de l'île, qui n’ont pas encore et peut-être ne livreront jamais les messages que nous a laissés ce peuple qui avait développé une science astronomique.
Nous avons par ailleurs eu des analyses de tableaux de peintres connus et de couvertures d'ouvrages où l’on peut vérifier l’authenticité de ce qui était vu par leur réalisateur et d’autres qui n'étaient que pure création de l’imaginaire, car des éléments ne concordent pas, en bref les fakes de l’époque.
Plusieurs questions techniques très intéressantes ont été posées par un public motivé qui a trouvé réponse auprès de notre conférencier.
Plus de soixante personnes ont participé à cette soirée.
La soirée avait été précédée par des séances de planétarium assurées par Yannick, notre animateur, puis fut suivie, après la conférence, d'observations du ciel jusqu’à 1 h 00 du matin. Les participants étaient ravis de cette soirée qui étaient les dernières de cet été avec une nouvelle formule d’organisation de l’Observatoire de Sabarat pour être plus proche du public local et touristique.
[1] Tuhonga : Expert
[2] Astrolab : ancien instrument d'astronomie et de calcul analogique
[3] L’équivalent de celle qui a servi à décrypter les hiéroglyphes égyptiens
[4] L'esclavage au Pérou a été une composante majeure de l'économie et de la structure sociale du pays, s'étendant du XVIᵉ siècle jusqu'à son abolition officielle en 1854
[5]Pétroglyphes : gravures sur roche












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